La professeure Sandra Vukusic, est récompensée pour sa contribution scientifique majeure à la compréhension de la santé des femmes, de la grossesse et des différences de traitement liées au sexe dans le cadre de la sclérose en plaques (SEP).
Ses travaux, menés au cours d’une carrière de plus de vingt ans, ont contribué de manière décisive à remettre en question la croyance longtemps répandue selon laquelle la grossesse aggrave l’évolution de la SEP à court et à long terme. Par ailleurs, elle a contribué de manière déterminante à l’élaboration d’approches cliniques pour la gestion des traitements de la SEP autour de la grossesse, ainsi qu’à l’étude des interactions entre la procréation médicalement assistée et l’évolution de la maladie.
Ces dernières années, ses recherches ont également mis en évidence des disparités liées au sexe dans le traitement de la SEP. Son équipe et elle ont constaté que les femmes en âge de procréer atteintes de SEP se voyaient prescrire, dans une proportion nettement inférieure aux hommes, des traitements médicamenteux de haute efficacité, en raison de préoccupations parfois infondées concernant de futures grossesses. Cette « inertie thérapeutique » pourrait entraîner un risque accru de handicap à long terme chez les femmes.
Ce prix international est décerné sous l’égide de l’organisation International Women in MS. La professeure Emmanuelle Waubant, membre du comité exécutif de l’organisation, souligne que « ses recherches exceptionnelles ont contribué à transformer la prise en charge de la grossesse chez les femmes atteintes de SEP », et ont permis de passer « d’une situation marquée par l’incertitude et l’arrêt des traitements à une planification personnalisée de la procréation et des soins ».
La professeure Vukusic est la quatrième lauréate du prix Rachel Horne pour la recherche sur la SEP chez les femmes ; elle recevra cette distinction internationale le 23 octobre 2026 lors du congrès conjoint ACTRIMS-ECTRIMS qui se tiendra à Toronto (Canada).






